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Rose Lecat

L'indigne accueil des réfugiés à Paris

Take the line - of the shameful welcome

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L'entrée dans le Centre Humanitaire de la Porte de la Chapelle est devenue un véritable enfer pour les réfugiés, qui souhaitent demander l'asile et bénéficier d'un hébergement en cette période hivernale. Seul l'accueil de jour fonctionne quotidiennement dans la bulle, mais derrière, le centre est plein, tout le monde attend les transferts vers les CADA (Centres d'accueil pour demandeurs d'asile) de province pour faire de la place. Les associations Emmaüs Solidarité et Utopia56, le premier gérant l'accueil dans le Centre Humanitaire et le second apportant une aide juridique et sociale aux migrants, réclament 800 places supplémentaires, pour accueillir décemment les nouveaux primo-arrivants qui se présentent chaque jour. Attendre dans la queue toute la nuit, se nourrir aux abords du Centre alors que la police verbalise les bénévoles solidaires, dormir entre les rochers posés par la Mairie de Paris, ou se faire réveiller et chasser de la queue par la police le soir, les conditions d'attente se dégradent tandis que le nombre de migrants voulant entrer augmente. Chaque matin, les réfugiés essaient d'entrer, parfois en sautant par dessus les barrières, pour tenter d'avoir une place. Mais aucun ticket ne sera distribué aujourd'hui encore. La folie guette l'homme et la tension monte entre les réfugiés des différentes communautés, dans une file d'attente au système arbitraire. Certains tentent leur chance depuis plus d'un mois, excédés et découragés par la queue qui se reforme chaque matin où seuls les plus forts entreront en premier.

The entry into the Humanitarian Center of the Porte de la Chapelle has become a real hell for refugees who wish to seek asylum and benefit from accommodation in this winter period. Only the day reception works daily in the bubble, but behind the center is full, everyone is waiting for transfers to the CADA (reception centres for asylum-seekers) of France to make room. The associations Emmaus Solidarity and Utopia56, one dealing in particular with the reception and the other providing legal assistance to migrants, demand 800 additional places, to welcome decently the new arrivals who arrive each day. Waiting in the queue all night, feeding on the outskirts of the Center, while the police verbalize solidarity volunteers, sleeping between the rocks laid by the Paris City Hall, or being awakened and hounded by the police at night, Waiting conditions deteriorate while the number of migrants wanting to enter increases. Each morning, the refugees try to enter, some jumping over the others, to try to have a place. But no tickets will be distributed today. Insanity is watching man and tension is mounting between the refugees of different communities, in a queue with an absurd and arbitrary system. Some are trying their luck for more than a month, overwhelmed and discouraged by the tail that gets reformed every morning when only the strongest will come first.