FRANCE - Paris : au lendemain de la colère sociale, la place de la République à l’argentique
Le dimanche 18 octobre 2026, au lendemain de la journée nationale de colère sociale du 17 octobre, un appel à rassemblement non déclaré circule sur les réseaux sociaux pour 14h place de la République, selon la préfecture de police. Des dizaines de personnes, en majorité des jeunes, s’y retrouvent. Les forces de l’ordre les dispersent à coups de grenades lacrymogènes. Des interpellations ont lieu, et des renforts de CRS sont envoyés en fin d’après-midi.
Sur la place, les traces de la veille sont encore visibles. La statue de Marianne porte toujours le gilet installé par des manifestants. Sur le capot d’une voiture calcinée, des palets de grenades lacrymogènes usagés sont entassés avec des fleurs, à côté de l’inscription « Ça pique ». Face aux cordons de CRS, des lycéens et des étudiants restent sur place, discutent et attendent.
Marie Julliard a photographié cette journée au Holga, un appareil en plastique à objectif simple, sur pellicule noir et blanc Fomapan 400. Les doubles expositions et le vignettage propres à cet appareil superposent les visages, les façades et les uniformes. Ils traduisent la confusion d’un mouvement qui ne retombe pas.
FRANCE - Paris: the day after the social anger, Place de la République on film
On Sunday, October 18, 2026, the day after the nationwide day of social anger on October 17, a call for an undeclared gathering at Place de la République at 2 pm circulated on social media, according to the Paris police prefecture. Dozens of people, mostly young, turned up. Police dispersed them with tear gas grenades. Arrests were made, and riot police reinforcements were sent in late in the afternoon.
The marks of the previous day were still visible on the square. The statue of Marianne still wore the vest placed on her by protesters. On the hood of a burnt-out car, spent tear gas grenade canisters were piled up with flowers, next to the words “Ça pique” (It stings). Facing the lines of riot police, high school and university students stayed on, talking and waiting.
Marie Julliard photographed the day with a Holga, a plastic camera with a simple lens, on Fomapan 400 black and white film. The double exposures and vignetting typical of this camera layer faces, facades and uniforms, conveying the confusion of a movement that refuses to die down.