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Mobilisation lycéenne, acte V
Toulouse, Haute-Garonne, France, 13 octobre 2026.
Plusieurs milliers de lycéens, étudiants, enseignants et personnels de l’Éducation nationale ont manifesté ce mardi 13 octobre à Toulouse pour dénoncer la dégradation des conditions d’enseignement et réclamer davantage de moyens pour l’école publique. La mobilisation a rassemblé 10 500 personnes selon la préfecture et plus de 15 000 selon les syndicats.
Parti à 14 heures du secteur des Arènes, le cortège s’est déroulé dans une atmosphère globalement pacifique. Les manifestants dénonçaient notamment le manque d’enseignants et de personnels, les classes surchargées, la vétusté de certains établissements, les conditions d’études et le dispositif Parcoursup.
La préfecture avait décidé de raccourcir l’itinéraire initial et d’interdire les rassemblements non déclarés dans le centre-ville, afin de prévenir d’éventuels troubles à l’ordre public. Le dispositif policier devait ainsi permettre d’encadrer la manifestation, de sécuriser les déplacements et de limiter les risques de débordements dans les secteurs les plus fréquentés de Toulouse. Cette décision était toutefois contestée par les organisations syndicales, qui souhaitaient maintenir le parcours initial.
La situation s’est progressivement tendue à l’approche du rectorat, lorsque certains manifestants ont souhaité poursuivre leur progression au-delà du parcours autorisé. Les forces de l’ordre ont établi un barrage pour empêcher le cortège de rejoindre les secteurs interdits.
Des projectiles, notamment des pierres, ont été lancés en direction des policiers. Ces incidents sont toutefois restés localisés, la grande majorité des participants ayant manifesté pacifiquement.
Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour faire reculer et disperser les groupes. Des syndicalistes et des adultes ont également formé une chaîne humaine entre les jeunes manifestants et les policiers afin de tenter d'apaiser les tensions.
Des confrontations se sont poursuivies aux abords du rectorat, sur l’avenue de l’URSS et autour de la gare Saint-Agne. La présence de manifestants à proximité des voies ferrées a également entraîné des perturbations importantes du trafic ferroviaire.
Vers 17 h 30, des manifestants étaient encore présents dans le secteur, tandis que les forces de l’ordre poursuivaient leurs opérations de dispersion afin d'éviter de nouveaux rassemblements et de rétablir la circulation. Ces interventions ont également provoqué des déplacements de groupes dans les rues environnantes.
Cette nouvelle journée de mobilisation illustre deux enjeux qui se sont confrontés dans les rues de Toulouse : la volonté des jeunes de faire entendre leurs revendications concernant l’avenir de l’enseignement public et la responsabilité des autorités de garantir la sécurité des personnes, la liberté de circulation et le maintien de l’ordre public.
Student protests, Act V
Toulouse, Haute-Garonne, France – October 13, 2026
Several thousand secondary school pupils, university students, teachers and education staff took to the streets of Toulouse on Tuesday, October 13, to protest against deteriorating teaching and learning conditions and demand more resources for public education. The demonstration attracted 10,500 participants according to the prefecture, and more than 15,000 according to trade unions.
The march set off at 2 p.m. from the Arènes district and took place in a largely peaceful atmosphere. Protesters highlighted a shortage of teachers and support staff, overcrowded classrooms, ageing school buildings, poor learning conditions and concerns over Parcoursup, France's higher education admissions system.
The prefecture had decided to shorten the original route and ban unauthorised gatherings in the city centre to prevent potential public disorder. The police operation was intended to manage the demonstration, ensure public safety and reduce the risk of disturbances in Toulouse's busiest areas. However, trade unions opposed the decision and wanted to maintain the original route.
Tensions gradually increased as the march approached the regional education authority headquarters (rectorat), when some demonstrators attempted to continue beyond the authorised route. Police established a cordon to prevent the procession from entering restricted areas.
Projectiles, including stones, were thrown towards police officers. However, these incidents remained localised, with the vast majority of participants demonstrating peacefully.
Police used tear gas to push back and disperse groups of protesters. Trade union representatives and other adults also formed a human chain between the young demonstrators and police officers in an attempt to ease tensions.
Clashes continued near the regional education authority headquarters, along Avenue de l'URSS and around Saint-Agne railway station. The presence of protesters near railway tracks also caused significant disruption to train services.
At around 5:30 p.m., demonstrators were still present in the area, while police continued dispersal operations to prevent further gatherings and restore traffic flow. These interventions also caused groups of protesters to move into surrounding streets.
The day's demonstration highlighted two competing concerns on the streets of Toulouse: young people's determination to make their voices heard about the future of public education, and the authorities' responsibility to ensure public safety, freedom of movement and the maintenance of public order.