L’Assemblée de Corse débat de l’avenir du processus d’autonomie après le rejet du Sénat
La session intervient un peu plus d’une semaine après le rejet par le Sénat du projet de révision constitutionnelle, profondément modifié lors de son examen au Palais du Luxembourg. Plusieurs dispositions issues du processus de Beauvau, concernant notamment la reconnaissance des spécificités de la Corse et l’étendue de son pouvoir normatif, avaient été remaniées. Le Gouvernement a toutefois réaffirmé sa volonté de poursuivre les discussions autour d’un statut d’autonomie et d’engager une nouvelle phase de concertation.
Les débats du 4 novembre ont mis en évidence de fortes divergences entre les groupes politiques sur les responsabilités de l’échec au Sénat et sur la stratégie à adopter face à Paris. Gilles Simeoni a défendu une dernière tentative de dialogue avec l’État sans nouvelle concession sur les points jugés essentiels, tandis que la droite territoriale, représentée notamment par Jean-Martin Mondoloni, a défendu sa propre lecture du projet et contesté les accusations formulées à son encontre. Aucun texte commun n’ayant pu être trouvé dans la soirée, la session s’est poursuivie le lendemain.
Le 5 novembre, l’Assemblée de Corse a finalement adopté par 47 voix contre 15 une résolution portée par les groupes nationalistes et Un’Altra Strada, demandant au chef de l’État, au Gouvernement et au Parlement l’organisation d’une concertation politique au plus haut niveau afin de rechercher un accord susceptible d’être soumis au Congrès avant la fin de l’année 2026. Une résolution distincte déposée par le groupe de droite Un Soffiu Novu a été rejetée.
Corsican Assembly debates future of autonomy process after Senate rejection
The session took place just over a week after the Senate rejected the constitutional reform bill following major amendments during its examination. Several provisions resulting from the Beauvau process, including recognition of Corsica’s specific characteristics and the extent of its legislative powers, had been substantially altered. The French Government nevertheless reiterated its intention to continue negotiations on an autonomy status and open a new phase of talks.
Debates on November 4 highlighted major political disagreements over responsibility for the failure of the bill in the Senate and over how negotiations with Paris should continue. Gilles Simeoni supported one final attempt at dialogue with the French Government without further concessions on issues considered essential, while the territorial right, represented notably by Jean-Martin Mondoloni, defended its own interpretation of the reform and rejected accusations directed against it. As no common text could be agreed that evening, the extraordinary session continued the following day.
On November 5, the Corsican Assembly eventually adopted by 47 votes to 15 a resolution backed by nationalist groups and Un’Altra Strada calling on the French President, Government and Parliament to organize high-level political talks aimed at reaching an agreement that could be submitted to Congress before the end of 2026. A separate resolution submitted by the right-wing Un Soffiu Novu group was rejected.