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Philippe Perani

LES SAISONNIERS DE STE AGATHE

STE AGATHE SEASONAL WORKERS

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Quand on vit à la campagne on a l'habitude de croiser, le plus souvent pendant l'été, des saisonniers dans les exploitations agricoles. On les remarques forcement grâce à leur look atypique, leurs chiens et leurs camions aménagés.
Au-delà des idées reçus et de l'aspect physique qui sont-ils vraiment ? 
J'ai eu l'opportunité de pouvoir intégrer un groupe de saisonniers dans une exploitation voisine, merci Fabrice. Le groupe que j'ai rejoint pendant une semaine était constitué principalement d'Espagnols, mais cette majorité côtoyait un Bulgare, une Allemande, un Polonais et même un Français.
Alors, évidemment, je n'ai pas la prétention d'avoir dressé le portrait-robot du saisonnier type, car par exemple le saisonnier français avec qui j'ai discuté n'était là que pour gagner de quoi avoir de l'argent de poche et dormait chez lui le soir, je suis même persuadé qu'il y a encore d'autres exceptions au profil que j'ai pu dresser. Ce sera juste un témoignage, mon témoignage, en photo. 

À travers ce reportage photo je me suis plongé dans le quotidien de ces travailleurs de l'ombre. J'ai découvert des personnes avec deux visages. Un côté dur, en marge du système, en roue libre et proche de l'état sauvage, où notamment le chien retrouve toute sa place. Et un côté doux, ouvert aux autres, dans l'entraide de la communauté et le partage.
Mais ce que je retiendrai au final, en restant au contact de ces travailleurs des saisons, ce qui m'aura touché personnellement, c'est leur sensibilité à fleur de peau, leur fragilité.

When you live in the campaign, you are used to meet seasonal workers on farms, most often during the summer. We notice them forcefully thanks to their atypical look, their dogs and their trucks.
Beyond the received ideas and the physical aspect, who are they really? 
I had the opportunity to integrate a group of seasonal workers in a neighbouring farm, thank you Fabrice. The group that I joined for a week was mainly Spanish, but the majority of them were with a Bulgarian, a German, a Polish and even a Frenchman.
So, of course, I don't claim to have drawn a portrait of the typical seasonal worker, because for example the French seasonal worker with whom I spoke was only there to earn enough pocket money and slept at home in the evenings, I'm even convinced that there are still other exceptions to the profile that I was able to draw up. This will just be a testimony, my testimony, in a photo. 

Through this photo report I immersed myself in the daily life of these shadowy workers. I discovered people with two faces. A hard side, on the bangs of the system, freewheeling and close to the wild state, where notably the dog finds all its place. And a soft side, open to others, in the mutual aid of the community and sharing.
But what I will remember in the end, by staying in contact with these seasonal workers, what touched me personally is their sensitivity, their fragility.