1 / 50
slider (50)contact planche (50)fullscreen (50)

 

Idhir Baha

Louis Aliot, sans étiquette - Perpignan

Louis Aliot, without etiquette - Perpignan

→  commander un tirage papier
EN | FR

En tête des sondages, Louis Aliot - figure du parti de Marine Le Pen - créera peut-être un séisme le 22 mars prochain dans le monde politique français : s'il sort vainqueur des élections, il deviendra alors le premier maire extrême droite d'une ville de plus de 100000 habitants. Perdant en 2014, Louis Aliot opte cette fois de ne pas arborer le logo de l'ex-FN, et de s'entourer de colistiers d'une droite et d'horizons variés : "Ses prises de guerre" a titré L'Indépendant, le quotidien local, le matin de la présentation de liste. Lui déteste entendre dire qu'il est le candidat extrême droite de Perpignan, et se prépare à l'éventuel front républicain de l'entre-deux-tours, tout en interrogeant la crédibilité de celui-ci. Ce projet suit Louis Aliot, l'un des acteurs du processus de dédiabolisation du FN dans les années 2000, dans le quotidien d'une campagne électorale hyper médiatisée.
Depuis, le premier tour des Municipales et la pandémie du Covid-19 ont naturellement changé la donne, tout en laissant la situation et les scénarios en suspens. Résultat ? Louis Aliot, arrivé en tête avec 36%, est du second tour avec le maire sortant LR Jean-Marc Pujol (18%), la candidate EELV Agnés Langevine (15%) et le candidat LREM Romain Grau (13%). Ces deux derniers candidats se sont aujourd'hui retirés au profit du maire sortant qui représente donc un front républicain. Entre temps, de nombreux collistiers, notamment deux du côté de Romain Grau, ont exprimé leur soutien à Louis Aliot. Le scénario des Municipales de 2014 se répéte à Perpignan, mais cette fois, le barrage contre la personnalité RN risque de ne pas tenir. 
Perpignanais depuis des années, tout comme moi, Louis Aliot veut conquérir les rues que j'habite. L'initiative et le challenge me sont venus instinctivement. 

At the top of the polls, Louis Aliot - a figure from Marine Le Pen's party - may create an earthquake in the French political world on 22 March: if he wins the elections, he will become the first extreme right-wing mayor of a city of more than 100,000 inhabitants. Losing in 2014, Louis Aliot opts this time not to display the logo of the ex-FN, and to surround himself with supporters from the right and from various backgrounds: "Ses prises de guerre" ("His War Captures") was the headline in L'Indépendant, the local daily, on the morning of the list presentation. He hates to hear that he is the extreme right-wing candidate of Perpignan, and is preparing for the possible republican front of the inter-tower period, while questioning its credibility. This project follows Louis Aliot and his team in the daily life of a high-profile election campaign.
I wrote this synopsis at the beginning of the project, in January of this year. Since then, the first round of the Municipalities and the Covid-19 pandemic have naturally changed the situation, while leaving the situation and the scenarios in suspense. The result? Louis Aliot, who came first with 36%, is in the second round with the outgoing LR mayor Jean-Marc Pujol (18%), the EELV candidate Agnès Langevine (15%) and the LREM candidate Romain Grau (13%). These last two candidates have now withdrawn in favour of the outgoing mayor who thus represents a republican front. In the meantime, many colleagues, including two on Romain Grau's side, have expressed their support for Louis Aliot. The scenario of the 2014 Municipalities is being repeated in Perpignan, but this time the dam against the FN personality may not hold. 
Perpignanese for years, just like me, Louis Aliot wants to conquer the streets where I live. The initiative and the challenge came to me instinctively.