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faux amis

le coeur c'est pour l'amour

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Que reste-t-il de ces beaux jours, un texte de Jeanne Mercier, crtitique et fondatrice d'Afrique In Visu

En regardant ces images, une célèbre chanson ressurgit de ma mémoire : « Que reste-il de nos amours » de Charles Trenet (1942).
« Que reste-t-il de nos amours
Que reste-t-il de ces beaux jours
Une photo, vieille photo
De ma jeunesse
Que reste-t-il des billets doux
Des mois d'avril, des rendez-vous
Un souvenir qui me poursuit
Sans cesse »

A travers ces mises en scènes oniriques, nous plongeons dans un autre temps, celui des beaux jours. Ce sont des morceaux de mémoires, de lointains souvenirs qui poursuivent les personnes photographiées.

Touchante, parfois surréaliste, chaque image livre les bribes d'un souvenir. Comme par magie, les photographes tirent les ficelles et remontent le temps. Le spectateur déambule dans cette galerie de portraits où se côtoient des gestes anodins, des minuscules plaisirs : un cartable rempli de confettis, des multitudes de mappemondes ou encore le rouge à lèvre « rouge baiser ».

Je me demande alors quel souvenir surgirait de ma mémoire si les Faux-Amis venaient à ma rencontre : L'odeur du maquis corse et le tarmac de la ville de Calvi, la première fois que j'ai pris l'avion pour retourner chez moi ou encore mon arrivée à Bamako, le son et les couleurs de cette ville. Oh non, plutôt ma photographie préférée ! Mais il y en a tant qu'on devrait recouvrir un mur entier. Ce dont je suis sûre c'est qu'il y serait sûrement question de voyages, d'odeurs et de couleurs.

En attendant, je continue de contempler ces histoires délicieuses tout en fredonnant la ritournelle de Monsieur Trenet. J'ai comme l'impression de voyager dans le temps.