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Anaïs Pachabézian

Fuir l'excision. Parcours de femmes réfugiées.

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Excision, exil et asile
Dans le monde, des femmes (et hommes), conscientes des conséquences désastreuses des mutilations sexuelles féminines sur la santé physique et psychologique, s'opposent à la pratique de l'excision. En cherchant à s'y soustraire ou à protéger leurs filles, certaines sont contraintes de s'exiler. La pression sociale est souvent trop forte pour qu'elles puissent continuer à vivre dans leur communauté sans qu'elles-mêmes ou leurs filles ne soient excisées.
Selon l'étude menée en 2013 par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), la France est le premier pays d'asile pour les femmes et les filles victimes de mutilations sexuelles féminines. Entre 2008 et 2011, plus de 20% des demandeuses d'asile en France étaient originaires de pays où se pratique l'excision.
Qui sont ces femmes qui fuient l'excision les menaçant ou menaçant leur petite fille? Comment vivent-elles ? A quel quotidien font-elles face lorsqu'elles quittent leur terre natale et arrivent dans un pays d'accueil comme la France ?
 
J'ai suivi dans leur quotidien trois femmes réfugiées en France et ayant quitté leur pays d'origine afin de se préserver elles, ainsi que leurs filles, de l'excision.
Ces photographies et les textes les accompagnant témoignent de parcours, d'une lutte pour la protection de l'intégrité physique face aux nombreux obstacles que constitue l'asile : nostalgie de sa terre d'émigration, confrontation au regard des autres, solitude, complexité des démarches administratives, avec toujours cette brûlante envie de se battre jusqu'au bout.
 
Ce travail a été réalisé pour l'association Excision, parlons en! dans le cadre du projet Fuir l'excision : parcours de femmes réfugiées. Une exposition existe et tourne dans différents lieux en France. Contacter directement l'association Excision, parlons en! pour toute information et demande.